Dans un futur proche, des scientifiques norvégiens ont trouvé le moyen de rapetisser les êtres humains pour les réduire à une taille approximative de 12 centimètres.

La solution pour lutter contre la surpopulation mais aussi, pour les volontaires qui acceptent de subir cette opération irréversible, de voir leur niveau de vie considérablement augmenter. C’est alors qu’un couple se laisse tenter par l’aventure…

Si le postulat du nouveau film d’Alexander Payne (Sideways, Monsieur Schmidt) lorgne définitivement du côté du cinéma de science-fiction (on pense à L’Homme qui rétrécit de Jack Arnold), le film lui, s’apparente à une brillante satire sociale nourrie d’un optimisme directement hérité de Frank Capra.

Une immense réussite

De nobles références pour une œuvre intelligente, aux étonnants effets spéciaux, qui jette donc un regard sans concession sur les travers de la société, sans se priver de se montrer ludique plus qu’à son tour. Le personnage brillamment interprété par Matt Damon évoluant au fil de situations incongrues, propices à de nombreux gags parfaitement orchestrés.

En cela, Downsizing est une immense réussite. Un film galvanisant, intelligent et inscrit dans son époque, qui rappelle que la science-fiction peut aussi, en dehors des blockbusters, servir un propos actuel. Car là est la grande qualité de Downsizing : utiliser son formidable concept pour s’inscrire dans une dynamique moderne et illustrer une réflexion pleine de bon sens, qui encourage une émotion prégnante face à laquelle il est difficile de rester indifférent…