August va bientôt rentrer en 6e. Ce sera la première fois qu’il sortira de chez lui pour aller à l’école. Jusqu’à maintenant, c’est sa maman qui lui a fait la classe. Très intelligent, entouré d’une sœur et de parents aimants, August n’est pas un enfant comme les autres.

Né avec une importante malformation au visage, il s’apprête à faire son entrée dans le monde et à se confronter aux autres… Adapté du roman éponyme de R.J. Palacio, qui s’est inspiré de plusieurs cas bien réels d’enfants touchés par de sévères malformations, Wonder est réalisé par Stephen Chbosky, qui nous avait déjà impressionné il y a cinq ans avec le formidable Le Monde de Charlie, avec Emma Watson.

Sensibilité, humour et émotions

Ici, il traite d’un sujet difficile avec une sensibilité de tous les instants, magnifiquement soutenu par des acteurs fantastiques. En première ligne, le jeune Jacob Tremblay, la révélation de The Room, apparaît à l’écran avec un visage qui reflète le manque de tolérance d’une société parfois cruelle envers la différence et donne corps à cette histoire extrêmement émouvante dont il est difficile de ressortir indemne.

À ses côtés, Julia Roberts, Owen Wilson et Izabela Vidovic font également des merveilles. Au point d’imposer Wonder comme un bijou de cinéma ? Plutôt deux fois qu’une. Intelligent, à fleur de peau, il sait aussi faire preuve de légèreté et table parfois sur un humour bienveillant sans chercher l’originalité à tout prix. La sincérité de la démarche, l’application du réalisateur et l’écriture au plus proche des personnages lui permettant de se hisser largement au-dessus du tout venant des mélos hollywoodiens. Si vous ne devez voir qu’un film en cette fin d’année, allez voir Wonder !

Gilles Rolland

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