Depuis L’Exorciste, le classique de William Friedkin sorti en 1973, beaucoup de réalisateurs ont essayé à leur tour d’imposer une nouvelle référence en matière de films de possession. Un genre plutôt compliqué qui a par ailleurs surtout donné lieu à des métrages décevants.

Cela dit, Verónica, le nouveau film de Paco Plaza, l’un des deux réalisateurs de [Rec], ne l’est jamais, décevant. Effrayant oui, mais pas le moins du monde prétentieux ou fainéant, en cela qu’il utilise des effets connus avec une telle application et une telle efficacité qu’on en vient à retrouver le doux frisson qui accompagne généralement le visionnage des vrais bons films d’horreur.

Verónica s’impose aussi comme une cruelle et viscérale réflexion sur le passage à l’âge adulte, abordant des thématiques sociales qui lui permettent de s’imposer au-delà du cadre de l’épouvante.

Rajoutons à cela la mise en scène éclairée de Paco Plaza et la performance sans faille de la jeune actrice (Sanda Escacena), et on obtient ce qui restera probablement comme l’un des films d’horreur les plus effrayants et les plus réussis de l’année.

Gilles Rolland

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