Si les jeux-vidéo n’ont jamais vraiment porté chance au cinéma (on compte plus de navets que de réussites parmi les adaptations), les studios persistent et signent et continuent d’y croire. Dernier essai en date, le reboot de Tomb Raider, qui intervient donc plusieurs années après les deux longs-métrages catastrophiques avec Angelina Jolie.

Dans le rôle titre, Alicia Vikander, une actrice suédoise ayant particulièrement le vent en poupe, incarne une parfaite Lara Croft, directement inspirée des derniers épisodes de la saga vidéo-ludique.

Une héroïne bien badass donc, embarquée dans une aventure sans grande surprise mais rondement menée. Les effets spéciaux ne sont pas tous convaincants, mais le film reste spectaculaire.

Du côté des personnages secondaires malheureusement, le constat est plus mitigé. Privé d’un méchant vraiment consistant, Tomb Raider peine ainsi à mettre en avant des enjeux vraiment intenses, mais n’échoue pas quand il s’agit de donner au public ce pour quoi il a payé sa place, à savoir de l’action pure et dure : l’arc à la main, dans la jungle, confrontée à des énigmes et à des hommes de mains lourdement armés, Lara Croft fait le job sans se départir d’une énergie exemplaire et d’une détermination qui font écho au charisme de son interprète. Pas le film du siècle mais un blockbuster généreux et honnête. On n’en attendait pas tant !

 

 

Gilles Rolland

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