2045. L’humanité a cessé de croire en un futur meilleur et préfère se réfugier dans l’Oasis, un univers virtuel où tout est possible… Steven Spielberg revient quelques semaines à peine après son magnifique Pentagon Papers, et rappelle qu’il demeure le patron du cinéma de divertissement.

Ready Player One prend la forme d’une réflexion sur le virtuel, mais propose aussi un spectacle aussi maîtrisé que spectaculaire.

Généreux en références savoureuses à la pop culture des années 80 (on croise tout aussi bien RoboCop que Chucky, mais aussi des personnages de Mortal Kombat ou des Tortues Ninja), ce blockbuster incroyablement généreux sait aussi distiller une émotion face à laquelle il est difficile de rester indifférent.

Passionnant, palpitant, virtuose et pertinent, Ready Player One est une réussite totale. Un tour de montagne russes aussi vertigineux qu’audacieux. Une expérience de cinéma rare et précieuse. À voir impérativement. Plusieurs fois si possible pour saisir toutes les références cachés au fil de l’histoire.

Gilles Rolland

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