Robert McCall parcourt la ville au volant de sa voiture pour corriger les bad guys et rétablir la justice. Brutal, impassible, il ne recule devant rien ni personne pour arriver à ses fins et protéger la veuve et l’orphelin. Robert McCall qui est toujours interprété par Denzel Washington dans cette suite du très efficace Equalizer, également toujours dirigée par Antoine Fuqua. Un film d’action basé sur la même structure que celle de son prédécesseur, si ce n’est qu’ici, sans doute dans un désir d’épaissir un peu la sauce, le scénario prend son temps. Trop d’ailleurs…

Donneur de leçon

Quand on paye sa place pour aller voir un film intitulé Equalizer 2, avec Denzel Washington qui, sur l’affiche, tient une arme dans chaque main alors que derrière lui un truc explose, on attend que ça pète un maximum. Pourtant, Equalizer 2, si il offre heureusement des scènes bien percutantes, contient trop de sous-intrigues durant lesquelles le personnage de Denzel Washington donne des leçons de morale, conférant à l’ensemble un aspect très manichéen pas franchement indispensable. 

Robert McCall conduit, il tombe sur quelqu’un qui a besoin de lui, va tabasser des méchants, remonte en voiture et poursuite sa route. Quelque-part, un truc se passe et l’intrigue principale du film se dessine. On ne comprend pas trop ce qu’il en est car le scénario n’est pas très bien écrit mais on sait que tôt ou tard, Robert va devoir passer à l’action. 

Le problème de cette suite est là : trop bavarde, mal rythmée, elle repose en plus sur un script très brouillon. 

Distribution gratuite de petits pains

Mais quand le réalisateur Antoine Fuqua n’oublie pas qu’il dirige un film d’action, Equalizer 2 sait aussi se montrer plus que sauvage. La première séquence est ainsi très prometteuse, avec une baston comme on les aime, tandis que le film se montre parfois généreux quand il s’agit d’offrir ce pour quoi on a payé sa place. Au premier plan, Denzel assure à nouveau comme un fier trentenaire, alors que son compteur affiche plus du double. Charismatique, puissant, impassible, il est parfait et tire clairement Equalizer 2 vers le haut.

Gilles Rolland

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