Il arrive parfois que plusieurs films s’inspirant du même livre soient mis en chantier en même temps. Et forcément, quand c’est le cas, l’un se détache du lot au détriment de l’autre.

En 2016, alors que Mowgli, la version réalisée par Andy Serkis du célèbre classique de Rudyard Kipling, doit sortir au cinéma chez Warner, Disney parvient à devancer son concurrent et propulse l’adaptation de Jon Favreau vers les sommets du box-office.

Résultats des courses pour le film d’Andy Serkis : un rachat par Netflix et une sortie tardive, à la télévision, sans passer par la case cinéma. Mais sinon, que vaut cette nouvelle adaptation ?

Une vision sombre et réaliste

Hé bien force est de reconnaître que c’est peut-être la meilleure du lot ! Porté par le procédé de la performance capture (qui a permis à Serkis de devenir Gollum dans Le Seigneur des Anneaux et César dans La Planète des Singes), ce faux blockbuster propose une vision plus réaliste, sombre et adulte des aventures de Mowgli.

L’histoire elle, reste la même. On retrouve Bagheera, Baloo, Shere Khan et les autres, tous campés par des acteurs comme Christian Bale, Andy Serkis lui-même ou encore Benedict Cumberbatch et Cate Blanchett (jetez un œil à la vidéo ci-dessous pour comprendre leur implication).

La poésie propre aux évocations pleines de souffle que Serkis s’efforce de traduire fait également des merveilles. Après, on peut toujours souligner quelques petites fautes de goûts et d’insignifiantes approximations techniques, mais rien ne vient entraver la force du film.


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Gilles Rolland

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