Il fallait s’y attendre : après Jason (Vendredi 13), Michael Myers (Halloween) et Freddy (Les Griffes de la nuit), Chucky, la poupée de sang, fait lui aussi l’objet d’un remake. Un film redouté (le huitième de la saga) à plus d’un titre…

Racontant comment un jouet connecté plonge une famille dans l’horreur, Child’s Play fait table rase du passé concernant certains détails clés.

Ainsi, Chucky n’est plus une poupée habitée par l’esprit d’un serial killer, mais une sorte d’assistant personnel capable d’interagir avec les objets connectés de la maison. Toute ressemblance… Un concept potentiellement intéressant, prompt à une réflexion bien sentie sur les limites de la technologie, mais globalement gâché.

Fade et prévisible, hélas

Car plutôt que nous interroger sur notre rapport à ces objets censés nous faciliter la vie (à la manière des meilleurs épisodes de Black Mirror par exemple), le film se contente d’aligner les clichés, et se montre terriblement prévisible.

Plutôt fade, bien qu’offrant de temps à autres des séquences permettant de maintenir l’attention à un niveau acceptable, le long-métrage ne parvient pas à s’imposer face à son modèle. La faute à une écriture poussive donc, mais aussi à un Chucky dont le lifting apparaît clairement comme raté.

Pas désagréable en soi, mais furieusement anecdotique et donc dispensable.

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Gilles Rolland