Quitter le cocon familial quand on commence les études supérieures c’est tentant, et parfois même nécessaire. C’est aussi de plus en plus tendance chez les jeunes actifs. Bref, vous êtes de plus en plus nombreux à envisager la colocation, tant pour le prix du loyer que pour l’expérience en elle-même. YVON est donc allé à la rencontre de Myriam, Pierre et Elodie, trois étudiants qui vivent en coloc’ depuis maintenant trois ans, pour qu’ils nous donnent leur avis.

Elodie, Qu’est-ce qui t’a poussée à t’installer en coloc’ ?

“Après le bac, j’ai commencé une fac de droit à Nantes. C’était la première fois que je quittais mes parents et je devais gérer mon budget avec la bourse du CROUS et une petite aide de mes parents. Vu le prix des loyers, j’avais pas vraiment le choix. C’est pour ça que je me suis tournée vers la coloc”.

Pierre, c’était quoi le plus compliqué à gérer au début ?

“Le ménage, sans hésiter. On était une coloc’ de trois, on sortait tout juste du bac et il a fallu apprendre à s’organiser. Au début c’était très brouillon. On a du s’organiser pour les courses, pour les tours de ménage, pour la cuisine… Mais bon, on a réussi assez vite à trouver notre rythme. C’est pas tous les jours parfait, mais on a appris à bien communiquer, c’est le plus important je pense.”

Myriam, comment vous êtes vous trouvés, tous les trois ?

“J’ai trouvé une page Facebook dédiée à la colocation à Nantes. J’ai posté une annonce et assez vite Elodie et Pierre m’ont répondu. On a pas mal échangé et on a décidé de commencer à chercher. On a trouvé plutôt rapidement. Et ça fait maintenant trois ans que ça dure !” –

Ce n’est pas trop dur de faire avec les caractères de chacun ? Surtout que vous ne vous connaissiez pas avant d’emménager ensemble…

“C’est comme pour le ménage, il faut communiquer. On a appris à accepter les caractères des uns et des autres et aussi à faire des compromis. Elodie est plus réservée que Pierre et moi, par exemple. Du coup on sait que si elle passe la soirée dans sa chambre sans trop nous parler, c’est pas parce qu’elle est énervée. Il faut quand même un temps pour s’adapter. Au début, c’est pas évident. On a tendance à penser que c’est plus facile quand on connaît les gens, mais je ne suis pas sûre de ça. Finalement, c’est tout aussi compliqué, on connaît pas vraiment les gens avant de vivre avec eux.”

Qu’est-ce que vous diriez à des étudiants qui veulent tenter l’expérience ?

Elodie : “Lancez-vous ! C’est une belle expérience. Essayez quand même de rencontrer les gens avec qui vous vous installez avant, ça peut être utile. Et surtout soyez honnêtes quand vous échangez avec eux. C’est pas la peine de mentir sur votre caractère, ils finiront par le savoir !”.

Pierre : “Oui, tentez l’expérience. C’est enrichissant. Renseignez-vous bien quand même sur certains points, comme l’obligation solidaire, c’est important à savoir. Personnellement, je suis content de cette coloc’. Je ne me vois pas vivre comme ça pendant encore des années mais le temps des études c’est une très bonne solution.”

La coloc’, ça permet d’éviter de se retrouver tout seul dans ce genre de cage à hamster.

Les avantages :
  • Vous allez faire des économies : le loyer, les courses, l’électricité, Internet, etc.
  • Vous ne serez pas seul. Inutile donc de prendre un chat ou un poisson pour oublier votre solitude.
  • C’est une expérience à part. Vous allez sûrement vous prendre le nez mais vous partagerez aussi des fous rires et des moments uniques.
  • Vous serez plusieurs pour faire le ménage. Rien à ajouter.
  • Vous ne serez pas seul face aux démarches administratives et ça, ça n’a pas de prix.
Les inconvénients :
  • Vous ne serez plus jamais seul. Alors oui, on vous l’a présenté comme un avantage, mais c’est aussi un inconvénient.
  • La clause de solidarité : si l’un des colocataires ne paye pas sa part ou qu’il s’en va prématurément, le bailleur peut se retourner contre les autres.
  • Les amis de mes amis… Parce que oui, vivre en colocation c’est aussi partager les amis et la famille des vos colocs’.

 

Images : rawpixel/Pixabay – Markus Naujoks /Pixabay