Pas recalé, mais pas reçu, vous allez devoir prolonger l’épreuve. Voyez le bon côté des choses : les oraux de rattrapage, c’est une nouvelle chance à saisir pour ne pas repasser par la case terminale.

Vous ne pourrez repasser que deux matières écrites du premier groupe, y compris celles des épreuves anticipées. Et le coeff de ces épreuves reste le même que celui de l’épreuve initiale.

Première chose évidente à faire, avec votre relevé de notes : calculer le nombre de points à rattraper. Une fois votre décision arrêtée, vous devrez vous inscrire dans ces deux matières auprès de votre centre d’examens. Une convocation papier vous sera alors remise indiquant le jour et le lieu de l’épreuve.

Bien choisir ses matières

Attention avant de choisir : il est tentant de choisir les matières dans lesquelles on a eu les pires notes. Mais regardez aussi les notes « moins » mauvaises dans des matières à fort coefficient, et où vous avez eu de meilleurs résultats pendant l’année. Vous pourriez bien gagner plus de points.

La stratégie à adopter dépend aussi du nombre de points que vous avez à rattraper. S’il n’y en a pas beaucoup, vous pouvez les atteindre même avec une matière à coefficient moyen ou faible. Tout se calcule : papier, stylo, simulation ! Si je choisis ça ou ça et que j’ai telle note, qu’est-ce qui se passe ?

Réviser en mode commando

Si vous avez de grosses lacunes, ce n’est pas en deux jours que vous les rattraperez. Mais c’est sur l’essentiel des matières que vous allez repasser que vous allez être jugé. Les examinateurs ne vont pas, en principe, chercher à vous piéger. Leur job, c’est de s’assurer que vous maîtrisez les connaissances principales de la discipline. A vous de les identifier dans le programme et de vous concentrer dessus. N’hésitez pas à demander des conseils à vos profs. L’ENT, ça sert aussi à ça, même début juillet.

Le mode commando consiste à revoir tous vos plans de cours, à les « photographier » mentalement pour vous familiariser avec eux. Et aussi à revoir vos fiches de synthèse – ou en à en faire rapidement sur les points essentiels : concepts-clé, exercices types, problématiques…

Se mettre en mode commando, c’est aussi chasser de votre esprit tout ce qui ne se rapporte pas à ces deux fichus oraux. Vous retrouverez votre pleine liberté dans quelques jours. Mais pour l’instant, restez focus sur votre objectif : celui d’aller chercher les points qui vous manquent. Tout le reste n’est que littérature…

Vous voyez ce mec motivé ? Hé ben le jour des oraux, c’est vous !

Une mémoire optimisée

Quand vous révisez, vous avez l’impression que vous ne retenez rien ? Faux. Ne vous découragez jamais ! La mémoire fonctionne en trois temps : enregistrement, stockage et récupération de l’info. Plus vous pratiquez, plus vous vous entraînez, plus c’est facile. Et si vous avez l’impression de ne rien avoir imprimé, ne paniquez pas : votre cerveau est bien plus efficace que vous ne le croyez. Il retient quasiment tout. C’est lorsqu’il faut faire remonter les infos que ça paraît compliqué. Et là, c’est une question de bonne condition physique et mentale.

La mémoire n’est pas abstraite : elle repose sur des cellules, donc sur votre corps, qui lui-même a besoin d’équilibre en termes d’alimentation, de sommeil et d’exercice.

Faire le plein de confiance

Mettez-vous en confiance… Facile à dire, hein ? Mais si vous êtes au rattrapage, c’est que vous avez eu au moins 8 de moyenne, on est d’accord ? Vous êtes juste passé un peu à côté sur un ou deux sujets (trois peut-être, allez…) lors des épreuves. Donc, vous avez le niveau pour aller chercher le diplôme, point barre !

Pour le mental en général, mettez-vous en condition. Encore une fois, ne pensez qu’au présent, à tout de suite : je m’organise, je bosse, et je verrai bien.

Préparez-vous mentalement à assumer votre situation : « OK, je suis en oral de rattrapage, mais j’ai une chance et je joue ma carte à fond ».

Sachez qu’en 2018, 73 % des candidats en filière générale et 67 % en filière technologique ont été repêchés à l’issue des rattrapages. Les statistiques sont donc de VOTRE côté : il y a plus de chances que ça passe plutôt que ça casse !

Se mettre en bonne condition physique

Travaillez dans une pièce régulièrement aérée (le cerveau a besoin d’oxygène frais pour fixer), sur un bureau rangé.

Attention aux produits censés « booster » la mémoire : ils contiennent des stimulants qui perturbent le sommeil. Rien ne sert de bosser plusieurs heures avant de se coucher si c’est pour passer une nuit à se retourner dans son lit.

Couchez-vous tôt, mangez léger, buvez beaucoup d’eau, sortez vous aérer quand vous faites des pauses.

Le jour J

Ne partez pas le ventre vide. Forcez-vous à manger même si vous avez l’estomac noué. Votre cerveau va avoir besoin de sucres lents et de protéines. Prenez deux-trois barres de céréales et une bouteille d’eau.

Par contre, évitez de boire 12 cafés. Parce qu’en plus d’avoir une haleine de dragon mort, vous aurez à gérer une vessie capricieuse.

Pendant l’attente, faites des petites hyperventilation (séries de respirations profondes… qui font un peu planer). Pensez à des choses agréables pour déstresser. Ne vous répétez pas que vous avez tout oublié, c’est faux.

Pendant l’oral, vous serez évalué sur votre travail et vos compétences. Pas sur votre capacité à gérer le stress. Les examinateurs savent que vous êtes dans une situation inconfortable et stressante. Ils ne sont pas là pour juger vos émotions. Donc, pas de raison de « psychoter » là-dessus.

Prenez une montre ! Ce n’est pas votre portable qui vous donnera l’heure, car il faudra l’éteindre. Eventuellement, posez-la sur la table lorsque vous vous installez. C’est une attitude positive : l’examinateur verra que vous êtes soucieux de la gestion de votre temps. Vous pouvez aussi la garder au poignet, mais dans tous les cas, évitez de la regarder toutes les trois secondes.

L’examinateur doit vous sentir motivé. C’est une question de posture. A vous de lui faire penser : « Ce candidat est motivé, il veut son bac, il fait vraiment des efforts pour ça ».

Si vous débutez votre intervention en bafouillant, ne vous mettez pas la pression. Votre niveau de stress est à son maximum lorsque vous vous asseyez sur la chaise. Il va redescendre progressivement.

S’il y a de temps en temps un blanc dans votre développement, quand vous cherchez un mot ou une expression, pas de panique non plus, c’est normal.

Enfin, soyez focus sur des choses simples niveau méthodo, autant dans votre préparation de 20 minutes que pendant l’oral proprement dit. Petit rappel pratique si vous avez fait du tourisme pendant l’année scolaire, dans les matières littéraires :

  • on prend le temps de rappeler les termes du sujet,
  • on problématise,
  • on développe un plan construit et logique, illustré d’exemples,
  • on conclut.

Enfin, ça paraît tellement évident, et pourtant beaucoup l’oublient le moment venu : lorsque vous entrez dans la salle, dites bonjour et souriez (sans en faire trop) !

Ah au fait, une dernière précision : même si vous décrochez des méga-notes au rattrapage, ne comptez pas sur la mention !

Bon, si vous espérez un miracle, il reste aussi cette solution…


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