Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, et Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, ont lancé le 15 juillet le centre national d’appui pour la qualité de vie. Cette structure de coordination nationale a pour objectif de favoriser une meilleure qualité de vie des étudiants en santé.

« Le Gouvernement a souhaité placer la qualité de vie et le bien-être des étudiants en santé au cœur de sa stratégie de transformation du système et de la formation en santé. Parmi les engagements pris afin d’y remédier, certains ont déjà été concrétisés », a indiqué la ministre de l’enseignement supérieur. Parmi eux : « la création dans toutes les universités d’une structure d’accompagnement des victimes de violence, l’accès de tous les étudiants en santé à la médecine préventive, aux activités culturelles et sportives. Ou encore la refonte des cursus pour les centrer sur les compétences à acquérir et sortir d’une logique de compétition, notamment concernant la réforme du second cycle des études médicales avec l’objectif d’une disparition de l’ENCi [système d’épreuves classantes nationales informatisées] dans sa forme actuelle. Avec la création du Centre national d’appui, le gouvernement veut aller plus loin. »

signes de souffrance, évaluation des stages, risques psycho-sociaux,

Parmi les nouveaux objectifs annoncés, figurent notamment :

  • Créer dans toutes les facultés de santé une structure d’accompagnement, ouverte à tous les étudiants et garantissant la confidentialité ; mieux dépister et prendre
    en charge les étudiants présentant des signes de souffrance.
  • Mettre en place une cellule nationale d’évaluation des situations classement à l’ECN (épreuves classantes nationales), le changement de filière ou de subdivision (priorité pour l’année universitaire 2019-2020).
  • Assurer l’évaluation systématique des lieux de stage par les étudiants, et déclencher une procédure de réexamen de l’agrément ou des conventions en cas d’évaluation insatisfaisante.
  • Introduire un module transversal concernant les risques psycho-sociaux, la gestion du stress et les stratégies d’empowerment dans toutes les formations en santé.
  • Faire de l’orientation progressive des étudiants en santé une priorité dans la réflexion sur les formations en santé ; assurer des passerelles de sortie avec validation des acquis pour tous les étudiants en santé à tous les niveaux de leurs études.

A ce titre, sont prévues les suppressions de la PACES et du numerus clausus, afin de mettre fin à la sélection “par l’échec” et “orienter les études sur l’acquisition de compétences afin de limiter le bachotage et redonner du sens aux apprentissages”.

  • Réaliser, en lien avec Santé publique France et les associations étudiantes, un clip pour aider les étudiants à détecter la souffrance psychique chez leurs collègues et à les accompagner vers des ressources. Cette mesure s’articulera avec le développement de la formation aux premiers secours en santé mentale prévue dans le plan national de santé publique.
  • Créer, en lien avec les associations étudiantes, des structures régionales permettant le recours pour des difficultés non résolues localement, notamment pour les internes.

Les étudiants seront représentés au sein de ce conseil par des étudiants issus d’organisations telles que la FAGE et de nombreuses fédérations nationales d’étudiants en filières de santé.

Image : StockSnap/Pixabay