Adaptation de la saga littéraire d’Alvin Schwartz, Scary Stories voit le réalisateur de l’excellent The Autopsy of Jane Doe, André Øvredal, et Guillermo del Toro (Le Labyrinthe de Pan, Hellboy) s’associer. Le premier réalisant et le second étant crédité au scénario et à la production. Scary Stories qui, s’il rappelle un peu le récent Chair de Poule, sait néanmoins se montrer plus adulte et donc plus effrayant et violent. Scary Stories dans lequel il est question d’un groupe d’amis entrant en possession d’un étrange grimoire rempli de contes effrayants amenés à devenir réalité. Un film d’horreur « young adult » parfaitement recommandable. Et ce pour trois raisons particulières que voici : 

1 – Un vrai/faux films à sketches 

Pourquoi vrai/faux ? Car contrairement aux films à sketches classiques qui, comme Creepshow, proposent un assemblage de plusieurs espèces de courts-métrages indépendants les uns des autres, Scary Stories lui, utilise les petites histoires pour construire la grande. Et si le scénario n’est pas non plus très inventif, au moment de conclure notamment, il sait néanmoins réserver de belles surprises, que les amateurs de frissons trouveront à n’en pas douter à leur goût ! 

2 – Les créatures 

C’est dans le design des monstres et le soin apporté aux décors et autres ambiances, que l’influence de Guillermo del Toro se fait la plus lisible. Que ce soit cette étrange femme déambulant dans les couloirs déserts d’un hôpital, ce spectre terrifiant aux cheveux blancs ou cet épouvantail à la trombine renfrognée, les créatures maléfiques de Scary Stories se montrent non seulement très convaincantes, mais aussi la plupart du temps très flippantes. De quoi faire oublier les petites imperfections du scénario et son caractère plan-plan. Surtout que dans le cas présent, les effets-spéciaux assurent du début à la fin ! 

3 – L’ambiance vintage 

L’action du film se déroule en 1968. L’année de la sortie de La Nuit des Morts-Vivants, le classique de George A. Romero (que les jeunes acteurs mentionnent d’ailleurs). C’est peut-être un détail mais le simple fait que Scary Stories prenne le contre-pied des productions modernes qui, en ce moment, tentent de profiter du succès de la série Stranger Things en exploitant l’imagerie marquée des années 80, suffit à lui conférer une atmosphère des plus appréciables. Surtout que les scénaristes ont tenu à exploiter le fait qu’en 1968, l’Amérique était empêtrée dans la guerre du Vietnam, avec également la réélection de Richard Nixon à la présidence. Des petits détails suffisant à compenser le manque d’audace du dénouement. 

Plus recommandable que bon nombre de films d’horreur modernes, Scary Stories sait jouer avec les codes et les gimmicks pour nous offrir un spectacle des plus divertissants. Sa structure lui permettant également de se montrer plus qu’à son tour ludique, avec ces petites histoires remplies de fantômes et autres apparitions vaporeuses. Un film soigné comme on n’en fait malheureusement pas assez. 

 


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