James Gray, le réalisateur de La Nuit nous appartient, de The Yards ou encore du plus récent The Lost City of Z, emmène Brad Pitt aux confins du système solaire. Ad Astra raconte ainsi l’histoire d’un astronaute dépêché du côté des anneaux de Saturne afin d’enquêter sur de mystérieuses décharges d’énergie mettant en péril l’humanité.

Un homme qui va être confronté à son propre père, lui-même éminent spationaute jadis parti vers les étoiles pour tenter d’entrer en contact avec une forme de vie extraterrestre. Un film fascinant mais un poil nébuleux, semblant hésiter constamment entre le spectacle grandiose et la réflexion métaphysique à la 2001, L’Odyssée de l’espace. Cela dit, voici néanmoins 3 bonnes raisons de réserver sa place pour ce spectacle quoi qu’il en soit recommandable.

1 – Brad Pitt

En ce moment, Brad Pitt a le vent en poupe. Un peu en retrait ces dernières années, l’ex-Tyler Durden de Fight Club est revenu en force en 2019 avec dans un premier temps Once Upon A Time… In Hollywood, de Quentin Tarantino, puis Ad Astra. Il fait preuve dans ce dernier d’une sensibilité à fleur de peau, incarnant des thématiques fortes sans jamais trop en faire, au cœur d’une aventure complexe, la tête dans les étoiles. Une performance véritablement solide, qui nous rappelle, même si c’est absolument inutile, à quel point le mec est bon.

2 – La mise en scène

Auparavant plutôt habitué aux tragédies urbaines, James Gray avait passé un cap avec The Lost City of Z. Ici, il s’envole et vient titiller les grands maîtres du divertissement massif sur leur propre terrain. Rempli d’images fascinantes (la progression près des anneaux de saturne, la course-poursuite sur la Lune…), son Ad Astra est un objet de cinéma absolument sublime.

3 – La vraie nature du récit

Si Ad Astra se déroule en majeure partie dans l’espace, sur la face cachée de la Lune, dans les sous-sols de Mars ou près de Saturne, il s’impose avant tout non pas comme un pur trip de science-fiction, mais plutôt comme un drame centré sur un homme en quête de ses origines. Comme Stanley Kubrick en son temps, James Gray a exploité l’espace et son effrayante immensité pour donner du corps à des thématiques somme toute intimes.

Et si Ad Astra se perd parfois un peu en effets métaphysiques pas toujours très utiles, on ne peut que saluer la démarche de l’ensemble et l’intelligence de l’écriture. Le film se rapprochant au final davantage d’Apocalypse Now que de 2001.