On croyait John Rambo définitivement rangé, après un quatrième volet aussi brutal que crépusculaire. Le héros était enfin de retour chez lui et visiblement apaisé. Mais Sylvester Stallone en a décidé autrement et a donc organisé, 11 ans plus tard, le retour du vétéran du Vietnam.

Aujourd’hui, John Rambo est confronté à un redoutable cartel mexicain ayant enlevé une fille dont il est devenu avec les années le père de substitution…

Last Blood est réservé à un public averti. Stallone y allant franchement dans la sauvagerie et la violence. Très gore, le film n’est pour autant pas dénué de fond. L’histoire étant peut-être davantage centrée sur le personnage et ses fêlures. Un personnage sans cesse assailli par les démons d’un passé marqué par la guerre…

Une bataille viscérale, au propre et au figuré

Rambo qui, pour la première fois depuis 1983, se bât pour lui, sur son territoire, et non plus dans une jungle lointaine. La ferme familiale devenant le théâtre d’une bataille viscérale. Dans tous les sens du terme.

Dur, sans aucune concession, brutal, parfois maladroit mais néanmoins sincère, Last Blood a le mérite de s’assumer pleinement, ne cherchant jamais à ressembler à un autre.

Une proposition de cinéma en décalage, dont l’une des qualités est de ne pas chercher à tout prix la sympathie du public. On aime ou on déteste, mais difficile de rester indifférent.