C’est l’offre immanquable de la semaine : un Will Smith de cinquante balais qui se fritte avec un Will Smith de 20 ans, sous l’œil d’Ang Lee, le réalisateur de Tigre & Dragon.

Gemini Man raconte comment un tueur professionnel fraîchement retraité est pris pour cible par son clone.

Un projet longtemps resté dans les tuyaux à Hollywood (on en causait déjà en 1997 avec Tony Scott) ayant permis à Ang Lee d’à nouveau tourner en 120 images/seconde (au lieu des traditionnelles 24 images/seconde), mais aussi en 3D, tout en exploitant le nouveau joujou à la mode, qui permet de rajeunir à volonté les acteurs.

Des limites au rajeunissement numérique…

S’il propose des scènes d’action assez folles et se montre globalement assez palpitant pour ne jamais ennuyer, tout en étant très spectaculaire, Gemini Man a du mal à pleinement convaincre sur le fond (l’histoire est très basique et un peu bancale) mais aussi au niveau de la forme.

Car si on conseille vraiment de le voir en 120 images/seconde (ou au moins en 60), car le procédé renforce de manière flagrante le réalisme, il faut bien reconnaître que cette précision ultime de l’image tend aussi à souligner les limites du rajeunissement numérique de Will Smith.

La version jeune de ce dernier ressemble en effet, en plein jour particulièrement, à ce qu’il est vraiment, à savoir la création d’un super ordinateur.

… mais des effets spéciaux bluffants

Alors oui, les effets spéciaux sont bluffants quand ça bouge vraiment ou que l’action se situe dans un environnement sombre. Mais dès que ça se calme et que les deux Will Smith se font face en pleine lumière, on voit clairement qu’un des deux a comme qui dirait un petit souci au niveau du visage !

Heureusement, pas de quoi entamer le plaisir que Gemini Man procure même s’il ne s’agit pas vraiment de la révolution annoncée.


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