Dans les années 60, le constructeur automobile Ford accuse un petit coup de mou. C’est alors qu’il se rapproche de Carroll Shelby, un ancien champion devenu concepteur de voitures afin de concourir aux 24 Heures du Mans et ainsi tenter de battre Ferrari sur son terrain de prédilection. Shelby va alors recruter Ken Miles, un pilote surdoué au tempérament difficile…

Nouveau film de James Mangold (Logan), Le Mans 66 est une franche réussite. Le genre qui est capable de fédérer les amateurs de courses automobiles et ceux qui s’en moquent. À voir absolument ? Pour sûr ! En voici les trois meilleures raisons.

  1. Le duo Christian Bale/ Matt Damon

Christian Bale, l’expert des transformations extrêmes, a perdu 30 kilos pour devenir Ken Miles, quelques mois après avoir incarné Dick Cheney dans le remarquable Vice. Dans Le Mans 66, il campe le pilote Ken Miles et il est parfait.

Matt Damon quant à lui, incarne une force plus tranquille mais néanmoins redoutable. Dans les pompes de Carroll Shelby, il trouve ainsi ni plus ni moins l’un de ses meilleurs rôles. Leur duo étant à l’écran un puissant vecteur d’émotion.

  1. Le double discours

Si Le Mans 66 parle effectivement de course automobile, il contient aussi un discours sur le système actuel des studios de cinéma. Studios qui évitent soigneusement de prendre des risques en multipliant les suites, remakes et reboots et en nourrissant jusqu’à l’extrême leurs franchises les plus lucratives.

Avec ses deux rebelles qui s’opposent pour mieux emmener Ford vers des sommets, envers et contre une hiérarchie peu encline à y aller franchement, Le Mans 66 raconte donc aussi comment la victoire tient bien souvent à la prise de risque, mesurée ou non. Ken Miles et Carroll Shelby ayant en leur temps changé le monde des courses automobiles, comme les grands du cinéma ont pu le faire en nageant à contre-courant, animés par leur passion et leur détermination.

Alors non, Le Mans 66 n’est un film à la gloire de Ford. Ni même un pamphlet patriotique. Il s’agit surtout d’une ode à celles et ceux qui, tous les jours dans leurs domaines, n’ont pas peur de se lever pour faire entendre leur voix et s’opposer pour mieux amorcer une évolution dans la bonne direction.

  1. Le grand spectacle

Avec Le Mans 66, James Mangold nous prouve une nouvelle fois quel grand metteur en scène il est. Magnifiquement éclairé, son film offre des séquences de courses démentes et ultra réalistes.

Immersif au possible, le film atteint des sommets au moment où Ken Miles s’élance sur le circuit du Mans. S’ensuit alors une succession de morceaux de bravoure qui forcent le respect.

Ne vous étonnez pas si, en sortant de la salle, vous avez mal aux mains. C’est probablement car vous aurez trop serré vos accoudoirs pendant 2h30…


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