C’est l’événement de cette fin d’année : The Irishman, le nouveau long-métrage réalisé par Martin Scorsese (Casino, Les Affranchis, Taxi Driver…) sort sur Netflix. Non, pas au cinéma mais bien sur Netflix. Le géant américain étant le seul qui a accepté de financer ce projet un peu fou qui raconte la vie de Frank Sheeran, un homme de main de la mafia italo-américaine soupçonné d’avoir tué le célèbre syndicaliste Jimmy Hoffa…

Le casting

The Irishman réunit Robert De Niro, Joe Pesci, Al Pacino et Harvey Keitel. Les deux premiers ont déjà joué ensemble plusieurs fois, dans Raging Bull et Les Affranchis notamment, tout comme De Niro et Pacino, qui ont partagé l’affiche du Parrain 2 ou de Heat. Mais c’est la première fois que Scorsese dirige Al Pacino. Pacino qui interprète ici Jimmy Hoffa (leader historique et très puissant du syndicat des chauffeurs routiers américains) alors que De Niro tient le rôle principal. Des acteurs prestigieux qui livrent des performances pour le moins intenses, chacun au top de leur forme.

À noter que The Irishman exploite le procédé De-aging, qui consiste à faire rajeunir numériquement des acteurs (largement vu chez Marvel ces dernières années). L’histoire se déroulant sur quatre décennies. Un procédé magnifiquement exploité, même s’il faut bien avouer que certains plans, notamment ceux où le personnage de De Niro a une trentaine d’années, trahissent encore les toutes petites faiblesses techniques de la démarche. Un détail qui n’empêche en rien le film de briller…

L’histoire passionnante

S’il est donc largement question de la mafia italo-américaine, The Irishman raconte également, à travers le destin de Frank Sheeran, tout un pan de l’histoire américaine, de Kennedy à la crise des missiles de Cuba. Le tout en prenant son temps.

Car oui, The Irishman dure quasiment 3 h 30 ! Une durée qui peut effrayer, surtout à notre époque du « vite vu, vite consommé, on passe à autre chose ». Mais qui se justifie pleinement compte tenu de la somme des thématiques abordées. Passionnant de bout en bout, The Irishman est certes long mais s’avère aussi parfaitement rythmé. Notamment grâce à la sublime mise en scène de Scorsese et au montage redoutable de précision.

La mise en scène de Martin Scorsese

Oui, car The Irishman devrait être projeté dans toutes les écoles de cinéma du monde. Sans tomber dans l’excès, il prend le temps de faire les choses bien. Dès le début, Scorsese impressionne par sa maestria, alors qu’à l’écran, la reconstitution des diverses époques que traversent les personnages en met également plein les yeux. Un chef-d’œuvre on vous dit !


A LIRE AUSSI SUR YVON MAG’

Le Mans 66 : 3 bonnes raisons de foncer le voir !