À plus de 10 000 mètres de profondeur, dans la fosse des Mariannes, l’équipe d’une station de forage fait face à une menace inconnue…

Le scénario d’Underwater, le nouveau film de Wiliam Eubank (The Signal) ne va pas chercher midi à quatorze heures et rappelle furieusement celui d’Abyss, le chef-d’œuvre de James Cameron, tout en lorgnant du côté d’Alien. L’espace laissant ici la place à la fosse des Mariannes.

Underwater aurait alors pu se poser comme une sorte de copie mal fagotée et opportuniste. Ce qu’il n’est pas du tout !

Au fond de l’eau, personne ne vous entend crier

Dès le début, Underwater réussit à nous prendre à la gorge. La bonne nouvelle, c’est que jamais il ne relâche son étreinte. Le récit, parfaitement mis en valeur par le réalisateur, s’apparente de plus à une inexorable montée en puissance riche en moments de bravoure.

Quelque-part entre la pure série B horrifique et le trip de science-fiction plus ambitieux que prévu, le métrage fait le maximum pour nous immerger dans un monde à part, organisant avec un certain brio l’arrivée de monstres pour le moins effrayants. La peur naissant donc ici à la fois de la nature de l’environnement mais aussi de la menace qui pèse sur les personnages.

Alors oui, certes, Alien et Abyss ne sont pas loin, mais jamais ces deux illustres références ne se montrent trop encombrantes. Le but premier de William Eubank semblant davantage de nous clouer à notre fauteuil. Ce qu’il parvient magnifiquement à accomplir, sans excès et ni trop de zèle.

Là, sous la mer…

Porté par un casting solide (Vincent Cassel, Jessica Henwick, T.J. Miller), dominé par la performance viscérale d’une Kristen Stewart évoquant la Ripley d’Alien, Underwater est un modèle d’efficacité. Le genre de film qui ne s’arrête jamais, malin et sincère. Une proposition de cinéma épurée, consciente de ses propres limites et complètement compétente quand il s’agit de remplir sa part du contrat.

Résultat des courses : la pression se fait littéralement sentir. Immersif à souhait, Underwater s’impose avec puissance, notamment grâce à la mise en scène au diapason d’un réalisateur à l’aise et compétent. La fin, quant à elle, prouve une ambition certes limitée mais bel et bien palpable. De la première à la dernière scène, rien à jeter. Prêts à retenir votre souffle ?


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