En Allemagne, alors que l’armée d’Hitler ne cesse de perdre du terrain, Jojo un petit garçon, ne rêve que d’une chose : servir son pays pour faire honneur au führer qu’il adore. Mais ce que Jojo ne sait pas, c’est que sa mère cache une jeune fille juive dans leur maison…

Changement d’ambiance pour le réalisateur néo-zélandais Taika Waititi après Thor : Ragnarok (il se chargera aussi du nouveau Thor), qui revient à un cinéma plus confidentiel mais néanmoins percutant. Waititi campe dans son nouveau film une version fantasque d’Adolf Hitler. Le dictateur étant l’ami imaginaire de Jojo, le jeune héros. Improbable ?

Pas tant que cela si on regarde le traitement plein d’humanité de Waititi. Car Jojo Rabbit n’est pas un film comme les autres. À ranger aux côtés d’œuvres comme La Vie est belle de Roberto Begnini, il porte un regard plutôt original sur la Seconde Guerre mondiale et les ravages de l’idéologie nazie.

Les sbires d’Hitler sont traités comme des guignols pas même capables de penser par eux-mêmes. Ainsi, si plusieurs passages s’avèrent très drôles, un peu à la manière des comédies qui ont fait les beaux jours du septième-art dans les années 70, Jojo Rabbit sait aussi faire passer une belle morale, incarnée et pertinente.

Casting 4 étoiles

Porté par une escouade de prestigieux acteurs, parmi lesquels Scarlett Johansson et Sam Rockwell, Jojo Rabbit bénéficie également d’un traitement graphique haut de gamme. Taika Waititi ayant réussi à créer une ambiance assez onirique sans jamais tenter d’amoindrir les dégâts, collatéraux mais pas seulement, infligés par la doctrine nazie.

Son jeune héros, le petit Jojo, s’est construit pour servir Hitler, qu’il considère comme un grand homme. Et c’est quand il rencontre une jeune fille juive qu’il se rend compte de l’ampleur du mensonge créé et alimenté par Hitler et ses lieutenants.

Une révélation amenée à le bouleverser durablement. L’occasion pour Waititi de nous livrer avec sa brillante satire, un beau message d’espoir. Avec une grande sensibilité et non sans donner quelques occasions de s’émouvoir. Une réussite !

 


A VOIR AUSSI SUR YVON MAG’

Faut-il aller voir Bad Boys For Life ? L’avis d’Yvon