Le film entièrement dédié à Harley Quinn, la fiancée du Joker vue il y a quelques années dans Suicide Squad, est arrivé dans les salles obscures et avec lui un déluge de couleurs flashy et autres vannes plus ou moins drôles. Un film porté par la charismatique Margot Robbie, qui revient donc au charbon avec la volonté de faire oublier les errances de Suicide Squad pour imposer sa voix. Le pour et le contre selon Yvon !

Pour

Margot Robbie est la meilleure raison d’aller voir Birds of Prey. Flamboyante, physiquement investie, dans les bastons notamment, drôle…

L’actrice y croit dur comme fer et parvient donc à nous faire oublier (momentanément) quelques défauts particulièrement grossiers du film. À ses côtés, Mary Elizabeth Winstead, Jurnee Smollett-Bell, Rosie Perez et Ewan McGregor font eux aussi le maximum pour faire le show et parfois, ça fonctionne. Parfois seulement…

Birds of Prey sait également se montrer assez spectaculaire par moment. On pense notamment à la séquence finale et à cette violence plus frontale mais néanmoins plus soft que celle d’un Deadpool par exemple. Ce qui n’est probablement pas plus mal…

Contre

Les points négatifs sont bien plus nombreux que les points positifs. Car Birds of Prey, s’il reste supérieur à Suicide Squad, souffre d’une écriture très poussive, manichéenne au possible et franchement bordélique.

Ne racontant rien de passionnant, le film passe son temps à tenter de faire illusion, truffant sa progression de vannes à la ramasse et de séquences outrancières dans l’espoir de nous faire oublier qu’il ne se passe rien de bien palpitant à l’écran.

Cathy Yan, la réalisatrice, pédale un peu dans la choucroute et n’arrive jamais vraiment à imposer sa patte. Birds of Prey étant souvent à côté de la plaque, visuellement parlant, tant il pioche à droite à gauche des influences qu’il ne comprend pas, en prétendant les sublimer pour imposer une tonalité originale. Original, Birds of Prey ne l’est donc jamais…

Au final, si on peut malheureusement trouver pire dans le genre et que les acteurs font le job, Birds of Prey ne vole pas bien haut et se montre aussi subversif qu’un épisode de Pyjamask. Pas la révolution annoncée donc. Loin s’en faut…


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