La vie d’un coach sportif, aimé et respecté de tous, bascule le jour où il est accusé d’un meurtre atroce. L’homme a beau clamer son innocence et être en mesure de prouver qu’il était ailleurs le jour du crime, les preuves de sa culpabilité sont accablantes. En plein désarroi, la police décide tout de même de l’arrêter. Car personne ne peut se trouver à deux endroits à la fois, n’est-ce pas ?

Publié en France en 2018, le roman L’Outsider, de Stephen King, vient se positionner dans la continuité de la trilogie Bill Hodges (Mr. Mercedes, Carnets noirs et Fin de ronde), qui a aussi été adaptée à la télévision avec la série en 3 saisons Mr. Mercedes.

The Outsider, l’adaptation produite par HBO du roman éponyme, n’est donc pas reliée à la série Mr. Mercedes, bien que l’on retrouve dans les deux œuvres un personnage en commun. The Outsider qui n’a d’ailleurs pas tardé à faire de l’œil aux producteurs. Ces derniers ont notamment engagé Dennis Lehane, un autre célèbre écrivain, pour travailler sur la transcription.

Le King reste le King

Pour de nombreux lecteurs, L’Outsider est l’un des meilleurs Stephen King de ces dernières années. La série est-elle à la hauteur ? Bonne nouvelle, c’est le cas !

Portée par un casting béton, notamment composé de l’excellent Ben Mendelsohn et du britannique Paddy Considine, The Outsider adopte une approche pour le moins originale, venant calquer sa rythmique sur celles d’œuvres comme True Detective.

La progression est ainsi plutôt lente et réfléchie, même si cela n’exclue pas de véritables fulgurances horrifiques. Parfait pour laisser l’angoisse s’insinuer par toutes les pores de l’intrigue, alors que se présente à nous la maléfique figure de cet outsider…

Enquête surnaturelle

Souffrant peut-être d’un petit ventre mou à mi-parcours (contrairement au roman, parfaitement cadencé), cette série reste néanmoins un must sur bien des points. Magnifiquement réalisée et interprétée, suffisamment réfléchie pour ne pas tomber dans des pièges faciles et mettant souvent l’accent sur l’émotion, The Outsider ne cherche pas uniquement à faire peur mais tient aussi à bâtir une ambiance amenée à devenir aussi prégnante que parfois pesante. Un parti pris audacieux à l’heure des productions vite emballées avec jump-scares à gogo, mais payant sur la longueur.

Ainsi, quand vient le dernier épisode, modèle d’efficacité, le choc est d’autant plus grand… Et surtout, regardez le générique de fin jusqu’au bout !


A LIRE AUSSI SUR YVON MAG’

I Am Not Okay With This : que vaut la nouvelle série Netfix ?