Un flic gaffeur est obligé de faire équipe avec le fils de sa compagne pour arrêter les agissements de policiers corrompus… Avec un postulat pareil, Coffee & Kareem ne vend pas forcément du rêve. Mais le film peut divertir le temps d’une soirée si on est prêt à lui pardonner son caractère plutôt plan-plan et ses vannes pas spécialement drôles…

Porté par un duo assez improbable, ce film entend ressusciter l’esprit des buddy movies des années 80. Vous savez, ces comédies policières dans lesquelles deux personnages que tout oppose sont obligés de faire équipe…

L’arme presque fatale

Mais le concept n’est pas ici vraiment exploité à fond. Coffee & Kareem se résume à une enfilade plus ou moins enthousiasmante de blagues vaseuses et référencées et de séquences d’action. Et c’est d’ailleurs sur ce plan que le film s’en sort le mieux, grâce notamment à une mise en scène toujours dynamique et lisible à défaut d’être audacieuse.

Festival d’acteurs

Il faut également reconnaître aux acteurs leur capacité à transcender un script plutôt feignant. Ed Helms (Very Bad Trip) par exemple, est parfait en policier à côté de ses pompes, dans sa zone de confort, impeccablement secondé par le débutant plein de fougue Terrence Little Gardenhigh et Taraji P. Henson.

Néanmoins, c’est bel et bien Betty Gilpin (vue dans la série GLOW) qui tire le mieux son épingle du jeu. Une comédienne en roue libre, pas du tout impactée par le fait que son personnage soit sous-écrit, et qui compense donc par une énergie de tous les instants et une outrance  assez enthousiasmante.

Pas de quoi alerter l’Académie des Oscar donc ! Cela dit, Coffee & Kareem parvient parfois à nous faire décrocher quelques rires et, notamment grâce à sa longueur réduite, évite de sombrer dans l’ennui .


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