Mise en ligne sur Netflix le 20 mars, Au royaume des fauves, ou Tiger King en version originale (ça sonne mieux) propose une plongée en immersion dans le monde des amateurs de « gros chats », à savoir les grands félins. Une série documentaire en 7 épisodes qui suit notamment l’impitoyable duel entre le fantasque propriétaire de zoo Joe Exotic et Carole Baskin, une supposée bienfaitrice et protectrice des tigres et lions.

Et si on ne saurait vous conseiller de vous jeter sur cette série absolument unique en son genre, c’est tout simplement parcequ’on n’a jamais rien vu d’aussi fou.

  1. Les personnages sont tous cinglés

On dit personnages, mais il s’agit bien sûr de véritables personnes. Ici, rien n’est écrit. Le réalisateur ayant suivi pendant plusieurs années Joe Exotic, Carole Baskin et d’autres propriétaires de zoos spécialisés dans les félins. Des entrepreneurs complètement azimutés, parfois drôles, à l’image de Joe Exotic, mais aussi parfois plutôt flippants. Comme Joe Exotic aussi d’ailleurs. Ce dernier s’imposant sans mal comme la personnalité la plus « bigger than life » de la série. Un homme qui entama un combat sans pitié contre Carole Baskin, une propriétaire de refuge, en utilisant absolument tous les moyens mis à sa disposition. Exotic qui fut par ailleurs (ce n’est pas un spoiler) accusé en 2019 d’avoir payé quelqu’un pour tuer sa rivale.

  1. C’est plein de rebondissements

Les 10 premières minutes de Tiger King annoncent la couleur. On croit alors que le niveau de stupidité ne pourra pas augmenter mais en fait si. C’est bel et bien ce qu’il fait 7 épisodes durant. Tiger King parle de cette obsession malsaine pour les félins et ce qu’ils représentent aux yeux de celles et ceux qui se les approprient, mais aussi de secte, de meurtre, d’amour ou encore de politique. Pour résumer, si vous aviez vu ça dans un film, vous vous seriez probablement dit « non ce n’est pas possible, ce n’est pas réaliste ».

  1. Le spectacle est permanent

Entre coups fourrés incroyablement vicieux, accidents survenus auprès des tigres, tentatives d’intimidation, leçon de capitalisme à l’américaine, country music et coupe mulet, Tiger King est inclassable. Il ne s’agit pas d’un documentaire comme on peut en voir souvent. Ici, tout est poussé au maximum en permanence. Une série qui, en plus, parle d’une certaine Amérique. Celle des rednecks (“ploucs”), des armes et des excès en tous genres. Le meilleur étant finalement que jamais Tiger King ne cherche à se montrer racoleuse et s’impose au final comme un vibrant plaidoyer en faveur du bien-être animal.


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