Bien connu des bédéphiles, Niko Henrichon est un des grands talents du neuvième art. Après avoir bossé chez DC Comics, il travaille aujourd’hui pour Marvel Comics, et a notamment collaboré avec le cinéaste Darren Aronofsky sur le film Noé, qui a scénarisé sa BD du même nom. Nos confrères de Vivre au Lycée l’ont rencontré. Extraits.

Quelles sont tes principales influences ?

Au tout début, c’était beaucoup Moebius pour la passion du dessin, l’originalité du trait, l’espèce de monde qu’il a créé. Métal Hurlant aussi. Un peu plus tard, beaucoup de comics de la nouvelle vague avec Frank Miller, John Romita. Alan Moore, etc. Toute cette vague de la fin des années 80. Et puis je me suis intéressé à l’âge d’or des comics bien plus tard. J’ai aussi lu beaucoup de mangas.

Que retiens-tu de ton expérience hollywoodienne, avec Noé ?

Ce n’est pas vraiment une expérience hollywoodienne. Disons que j’ai travaillé avec des gens d’Hollywood. C’est hyper surveillé, pas d’e-mail, tout est géré avec des serveurs spéciaux. Ce fut une expérience positive. Darren Aronofsky (le réalisateur du film Noé, ndlr.) a scénarisé la BD mais n’est pas scénariste de BD à la base. Ce qui a demandé quelques ajustements. Pour Noé, il me faisait passer le screenplay que je devais transformer pour l’adapter au format bande-dessinée. Concernant le film, ce n’est pas mon film préféré d’Aronofsky, mais je l’aime bien. Je n’ai jamais réussi à le regarder de manière complètement zen. La première fois que je l’ai vu, je me demandais comment ils allaient faire les scènes que j’avais dessinées.

Est-ce que bosser avec Marvel ou DC Comics est-il aussi génial que cela en a l’air ?

Après toutes ces années, je ne le vois plus comme ça. Cela dit, quand j’ai signé mon tout premier contrat, c’était avec DC. Je n’en ai pas dormi de la nuit ! C’était pour dessiner Vertigo. Ils travaillaient sur cette série avec beaucoup de scénaristes et dessinateurs du Royaume Uni. Mon tout premier contrat, c’était un spin-off de Sandman. Je suis passé ensuite chez Marvel Comics après le succès des Seigneurs de Bagdad, qui m’a fait remarquer. C’est là que j’ai commencé à dessiner des super-héros comme les X-men, Spider-Man, les 4 Fantastiques…

L’intégralité de l’interview est à retrouver ici.


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