Alors que la saison 5 (l’avant-dernière) vient de s’achever sur Netflix, une évidence s’impose définitivement : Better Call Saul, la série dérivée de Breaking Bad, qui met en avant Saul Goodman, l’avocat véreux de Walter White, avant qu’il ne devienne Saul Goodman, a surpassé son modèle. Alors bien sûr, c’est aussi une question de goût. Pour autant, voici trois bonnes raisons de le penser !

Saul Goodman est un personnage plus attachant que Walter White

Better Call Saul et Breaking Bad racontent toutes les deux comment un homme a priori ordinaire finit par céder au côté obscur. Walter White pour protéger sa famille du besoin et Saul Goodman pour son propre compte, afin de prouver sa valeur à ceux qui l’ont toujours rabaissé. Saul que l’on découvre ici, alors qu’il s’appelle encore Jimmy McGill. Un galérien des tribunaux, abonné aux affaires sans envergure et aux basses besognes. Un homme pourtant plein de ressources, qui va s’élever par la seule force de son charisme et de sa roublardise, envers et contre des circonstances souvent défavorables. Un personnage en cela beaucoup plus attachant que Walter White qui finalement, est aussi moins complexe dans sa démarche et dans sa façon de se transformer au fil des saisons. Même si au fond, les deux figurent bien évidemment au panthéon des meilleurs protagonistes de séries TV.

Les personnages secondaires sont plus développés

C’est indéniable. D’un côté nous avons donc Breaking Bad avec deux personnages centraux, à savoir Walter White et Jesse Pinkman, et de l’autre Better Call Saul, qui malgré son titre, ne se focalise pas uniquement sur Saul Goodman. La série faisant la part-belle à des personnages passionnants et remarquablement développés, comme Kim Wexler, la collègue avocate de Saul et bien sûr Mike, l’homme de main déjà vu dans Breaking Bad mais exploité ici avec encore plus d’amplitude. Sans oublier d’autres protagonistes secondaires amenés à prendre de l’importance comme le glaçant Lalo Salamanca, l’un des gros points forts de la saison 5, mais aussi Nacho Varga et Gus Fring, un autre trait d’union avec Breaking Bad. Certains épisodes de Better Call Saul accordant d’ailleurs autant d’importance et de place à Saul qu’à ces seconds couteaux qui en fait, sont bien plus que cela.

L’intrigue générale est bien plus complexe

Et c’est un plus indéniable ! Sorte de Scarface à la sauce « monsieur tout-le-monde », Breaking Bad a, 5 saisons durant, articulé son intrigue sur la progression de Walter White, en étudiant les dommages collatéraux de ses choix. Better Call Saul quant à elle, prend davantage des airs de fresque humaine aux multiples implications. Une série presque shakespearienne et pas du tout manichéenne, qui a su accomplir l’exploit de ne pas jouer la redite par rapport à son aînée, tout en restant dans le même univers. C’est à nouveau ce que nous prouve la saison 5, qu’il convient donc de déguster sans modération avant l’arrivée de la conclusion !


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