Alors qu’il vient de capturer l’un des rares jaguars blancs de Puerto Rico, un chasseur embarque avec sa proie sur un cargo, direction les États-Unis. Bateau qu’il doit partager avec un dangereux assassin fraîchement capturé par les autorités fédérales. Rapidement, au milieu des flots, les choses dérapent et le chasseur est obligé de reprendre les armes pour traquer un autre genre de proie…

S’il tourne beaucoup, histoire de financer un mode de vie des plus rock and roll, Nicolas Cage est contraint de ne pas trop se montrer regardant quant aux projets dans lesquels il accepte de s’impliquer. C’est ainsi qu’on peut régulièrement le voir à l’affiche de films tournés à la va-vite, mal distribués et aussitôt oubliés, rapidement récupérés pour boucher les trous des grilles des programmes de la TNT.

Chasse en haute mer

Autant dire que quand l’acteur sort un film comme Primal, dont la qualité d’exécution et le caractère plutôt fun lui permettent de s’extraire de la masse, c’est plutôt une bonne nouvelle. Pourtant, il convient de modérer son enthousiasme car Primal, ce n’est pas non plus Apocalypse Now. Disons plutôt qu’on est ici en face d’une production mineure mais généreuse, qui remplit son office avec une certaine énergie.

Dotée d’un scénario on ne peut plus basique, qui organise donc le duel en milieu clos d’un chasseur sans foi ni loi (Nicolas Cage) et d’un impitoyable tueur (Kevin Durand), Primal oublie en chemin, et c’est dommage, les animaux.

Nicolas sort de sa Cage

Le personnage principal a beau embarquer dans le bateau avec un redoutable jaguar blanc et d’autres bestioles mortelles, quand ces dernières se font la malle, en dehors de trois ou trois scènes, c’est un peu comme si elles n’avaient jamais existé. Voir le jaguar prendre davantage part à la lutte sans merci entre les deux autres prédateurs humains au cours d’une sorte de battle royale d’un nouveau genre aurait pu permettre à Primal de vraiment se démarquer mais, en l’état, le spectacle reste quand même beaucoup plus primaire.

Peut-être refroidi par un budget ne permettant pas d’orchestrer des affrontements visuellement crédibles entre des animaux en images de synthèse et des personnages en chair et en os, le réalisateur Nick Powell (déjà aux commandes de Croisades, avec Nicolas Cage) enclenche régulièrement le pilotage automatique mais arrive néanmoins à nous offrir quelques scènes plutôt efficaces.

Et puis il y a ces répliques plus ou moins volontairement drôles que Nicolas Cage débite avec la désinvolture qui est la sienne… Car où qu’il se trouve, sous la direction d’un grand maître ou perdu dans un immonde navet, Nicolas Cage s’investit toujours à 100 %. C’est précisément pour ça qu’on l’aime.


A VOIR AUSSI SUR YVON MAG’

Réouverture des cinémas : quels films voir cet été ?

L’Extraordinaire Mr. Rogers : 3 bonnes raisons de regarder le nouveau film avec Tom Hanks