Un truand à la petite semaine, expert quand il s’agit de transformer un véhicule lambda en voiture-bélier, est libéré de prison en échange d’une collaboration avec la police. Alors qu’il fait ses preuves, se rachetant jour après jour, le mécano est accusé à tort d’un meurtre. La seule issue consistant à retrouver la voiture dans laquelle se trouve la balle du crime…

Premier film de Guillaume Pierret, Balle perdue prend la forme d’une  belle promesse : redonner ses lettres de noblesse à l’action à la française…

Rapide et furieux

Porté par Alban Lenoir, un acteur ayant auparavant fait ses preuves dans la série Engrenages mais aussi au cinéma dans Antigang et Goal of the dead, Balle perdue entend rappeler aux amateurs d’action que le cinéma français n’est pas qu’une affaire de petits bourgeois discutant de sujets frivoles entre les murs cosy d’un appartement situé dans les beaux quartiers de la rive gauche de la Seine à Paris.

Ici, on fonce dans le tas. Que ce soit sur le bitume ou pas d’ailleurs. Car si Balle perdue offre son lot de courses-poursuites, il sait aussi tirer son épingle du jeu en dehors de l’habitacle comme nous le prouve son réalisateur lors d’une baston fragmentée située en plein commissariat. Une scène illustrant également l’investissement de l’acteur principal, lui qui a tenu à exécuter ses cascades pour rendre le tout encore plus réaliste.

Peur sur l’autoroute

Sous ses airs de Fast & Furious à la française, Balle perdue parvient mine de rien à imposer une générosité et une virtuosité certaines, ravivant un peu les braises depuis longtemps oubliées des coups d’éclat de Jean-Paul Belmondo dans les années 70.

Alors bien sûr, niveau scénario, rien de neuf sur l’asphalte. Balle perdue met en scène des gentils et des méchants. Les gentils n’étant pas toujours complètement gentils et les méchants étant aussi au départ des gentils. Vous voyez le genre… Une histoire en forme de prétexte qui au moins, ne se prend pas les pieds dans le tapis et reste cohérente du début à la fin. La « faute » à un Guillaume Pierret qui ne cherche jamais à mettre en avant de trop grandes prétentions, préférant se focaliser sur son objectif, pied au plancher.

Certes, on a vu mieux sous d’autres latitudes, mais pour autant Balle perdue fait plaisir. Un divertissement sincère, percutant et incarné. Et puis c’est toujours beaucoup mieux que le récent La terre et le sang de Julien Leclercq, également disponible sur Netflix depuis mi-avril. Que demander de plus ?

À voir dès maintenant sur Netflix.


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