Porté par Riley Keough (Under The Silver Lake), qui n’est autre que la petite-fille d’Elvis Presley, The Lodge débarque directement en vidéo et entend raccrocher les wagons avec l’horreur sourde et psychologique d’Hérédité et Midsommar

Laura, une mère de famille en proie à une profonde dépression, met fin à ses jours. Aidan et Mia, ses deux jeunes enfants, sont alors confiés à leur père, un essayiste réputé, spécialisé dans l’étude des groupes religieux extrémistes. L’occasion pour ce dernier de tenter de leur faire accepter sa relation avec Grace, sa nouvelle compagne. Et quoi de mieux qu’un séjour dans un chalet isolé pour faire connaissance et créer du lien ?

Seuls dans le froid

C’est alors que les enfants découvrent que l’amie de leur père est la rescapée d’une secte apocalyptique… C’est à partir de ce postulat que Veronika Franz et Deverin Fiala brodent une histoire plutôt perturbante car dénuée d’effets trop faciles.

Inutile donc de s’attendre à sursauter comme dans un film d’horreur conventionnel car ici, la peur se fait plus insidieuse. Le genre à s’infiltrer, mine de rien, au fil des minutes. The Lodge s’imposant comme une lente mais inexorable descente aux enfers…

Épouvante sourde

Produit par la légendaire Hammer, The Lodge se démarque ainsi des long métrages modernes en empruntant une voie moins évidente et forcément plus clivante.

Parfois un peu trop lent, pas forcément très original et finalement un peu timide, surtout si on le compare à Hérédité, le film gagne tout de même ses galons grâce à sa capacité à tenir bon jusqu’au bout, sans céder à des raccourcis opportunistes.

Et puis force est de reconnaître que si on se met bien dans l’ambiance, The Lodge fait tout de même son petit effet…


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