Quatrième volet de la saga centrée sur la vie et l’œuvre du célèbre maître des arts-martiaux, Ip Man 4 clôture magnifiquement bien ce qui s’impose sans mal comme l’une des plus grandes fresques du cinéma d’action. Un film aussi bien maîtrisé au niveau du fond que de la forme dans lequel intervient Bruce Lee…

La fureur du vieux dragon

Nous retrouvons Ip Man, toujours incarné par l’excellent Donnie Yen, au crépuscule de sa vie. Alors qu’il vient d’apprendre qu’il est atteint d’une maladie incurable, le grand maître accepte l’invitation de son ancien élève Bruce Lee et se rend à San Francisco aux États-Unis. Son objectif étant d’apaiser les tensions entre les différentes écoles de kung-fu mais aussi de trouver un lycée pour assurer un avenir à son fils. Ip Man qui va malheureusement se confronter à plusieurs obstacles de taille… Très malin dans sa façon d’à la fois aborder des thématiques graves, comme le racisme, et ainsi résonner dans l’actualité, mais aussi contenter les amateurs de bourre-pifs, Ip Man 4 fait montre d’une bravoure et d’une maestria de tous les instants. Porté par une escouade de comédiens absolument parfaits dans leurs rôles respectifs, de Donnie Yen donc, à Danny Kwok-Kwan, parfait sosie de Bruce Lee, en passant par le percutant Scott Adkins ici dans la peau d’un Marine raciste, le long-métrage de Wilson Yip fait parfaitement le job.

Entre tradition et modernité

Habité par une belle émotion, relative à une écriture qui n’oublie pas de soigner ses personnages, Ip Man 4 s’impose comme un redoutable film d’arts-martiaux. Proposant des bastons pour la plupart mémorables, avec une mention pour l’affrontement final entre Donnie Yen et Scott Adkins, ce quatrième volet va donc bien plus loin que le décevant troisième épisode (celui avec Mike Tyson). Une fresque historique incarnée et brutale, qui ne se limite pas aux codes des films de kung-fu pour aussi proposer autre chose. Un film de baston pur et dur avec du fond et du cœur si vous préférez…