Le 23 juillet, Jean Castex, l’actuel Premier Ministre, présentait à Besançon le plan “1 jeune, 1 solution”, mis en place pour aider les jeunes à faire face aux conséquences économiques de la crise sanitaire. L’objectif ? Trouver une place dans la société pour chaque jeune. Ce sont donc 6,5 milliards d’euros qui seront investis dès la rentrée pour ce plan jeunes. 

“Nous sommes face à un choc économique et social inédit qui appelle un traitement particulier en faveur des jeunes. A la rentrée, ils seront 750 000 à arriver sur le marché du travail. Nous devons trouver une solution à chacun d’entre eux. Aucun ne doit rester sur le bord de la route” – Elisabeth Borne, Ministre du travail, de l’emploi et de l’insertion 

Faciliter l’entrée dans la vie professionnelle 

Il n’est déjà pas aisé de trouver un premier emploi en sortie d’études, mais la situation actuelle rend la tâche encore plus ardue. Pour répondre à cette problématique, le plan jeunes prévoit d’inciter les entreprises à embaucher des jeunes de moins de 26 ans en créant une compensation de 4 000 euros pour tout jeune recruté entre août 2020 et janvier 2021.  

Également, le plan prévoit une aide exceptionnelle de 5 000 euros pour les entreprises qui décideraient de recruter un apprenti ou un alternant de moins de 18 ans et de 8 000 euros pour celles qui voudraient embaucher un jeune de plus de 18 ans. L’aide sera donc à la fois valable pour les contrats d’alternance et pour les apprentissages. 

Le plan jeunes prévoit également de développer les services civiques, avec 100 000 missions supplémentaires prévues en plus des 140 000 initialement prévues en 2020 et de créer des postes dans le milieu associatif, dans les TPE et PME et des emplois dans le monde du sport. 

Orienter et former 200 000 jeunes vers les secteurs et les métiers d’avenir 

Pour faciliter l’arrivée sur le marché du travail des jeunes diplômés, le plan jeunes parie sur les formations qualifiantes ou pré-qualifiantes en proposant 100 000 nouvelles formations à destination des jeunes sans qualification ou en échec dans l’enseignement supérieur. Ces nouvelles formations qualifiantes seront concentrées sur des métiers d’avenir : transition écologique, numérique, secteur du soin et de la santé, etc. 

De nouvelles places vont également s’ouvrir à l’université dès la rentrée 2020 : jusqu’à 4 000 nouvelles places en licence à l’université, jusqu’à 3 800 places dans les formations paramédicales et plus de 2 000 places dans des formations courtes et professionnalisantes d’un an. Ce sont donc en tout 10 000 places supplémentaires qui vont s’ajouter à Parcoursup. A cela s’ajoutent également 11 700 formations supplémentaires dans les BTS et les CAP. 

Accompagner les jeunes éloignés de l’emploi en construisant 300 000 parcours d’insertion sur mesure 

En parallèle des aides versées aux entreprises, le plan jeunes prévoit également la création de contrats spécifiques aux jeunes, parmi lesquels : le Parcours Emploi Compétence (PEC) alliant emploi, formation et accompagnement ; le Contrat Initiative Emploi (CIE) permettant aux employeurs du secteur marchand d’embaucher des jeunes dans le cadre du Contrat Unique d’Insertion ; l’Insertion par l’activité économique (IAE) à destination des personnes très éloignées de l’emploi.

Il est aussi prévu un accompagnement plus intense des jeunes afin de solidifier les dispositifs d’accompagnement vers l’emploi.