Vous avez choisi le chemin de la philosophie pour la rentrée à venir ? Yvon vous présente son top 3 des livres à avoir lu absolument avant de rentrer en fac de philo. 

 Qu’est-ce que la philosophie antique ? – Pierre Habot (1995)

A cette question, Pierre Habot répond que la philosophie antique est avant tout un monde de vie. Dans cet ouvrage, l’auteur entend présenter les principaux traits de la philosophie antique, depuis les premiers penseurs grecs d’Asie Mineure au VIème siècle avant notre ère jusqu’à l’émergence de la figure socratique en passant par l’apparition de la notion de philosopher. Il y dépeint également les différentes écoles et courants de pensée, toujours en présentant la philosophie comme art de vie. En bref, un ouvrage absolument indispensable pour comprendre la philosophie antique et obtenir des bases solides sur le sujet. 

Méditations métaphysiques – Descartes (1641)

Dans cet ouvrage, Descartes tente de répondre à la question : Existe-t-il une vérité qui soit absolument certaine ? Au travers de ses six méditations, il remet tout en question : ses certitudes, ses sens, l’existence de Dieu, etc. Son cheminement va l’amener à retrouver des certitudes, dont l’incontournable “je suis, j’existe”, déjà évoquée dans le Discours de la Méthode sous la très célèbre affirmation “je pense donc je suis”. En bref, c’est un ouvrage indispensable du courant rationaliste classique, courant pour lequel il représente l’une des expressions les plus influentes. 

Du contrat social – Rousseau (1762)

Du contrat social ou Principes du droit politique est un ouvrage de philosophie politique dans lequel Jean-Jacques Rousseau affirme la souveraineté du peuple en se proposant d’établir les conditions d’un Etat légitime, qui serait un État parfaitement démocratique. Bien que vieille de plusieurs siècle, cette lecture éclaire toujours des problématiques actuelles : comment intégrer les intérêts de tous dans la détermination de l’intérêt commun ? Comment lutter contre la pente de tout gouvernement à déposséder les citoyens de la souveraineté ? Comment former en chacun ce sentiment d’obligation sans lequel le lien social se défait ?