Casey Affleck (le petit frère de Ben) revient à la mise en scène 10 après la sortie de I’m Still Here, le faux-documentaire dans lequel Joaquin Phoenix prétendait vouloir se mettre au rap (si vous ne connaissez pas, on vous le recommande). Son film, Light of my Life, qu’il a aussi écrit, étant au moins aussi beau que le suggère son titre… Voici 3 bonnes raisons d’aller se réfugier dans le cinéma le plus proche pour le voir…

  1. Le scénario

Light of my Life suit un père et sa fille de 11 ans dans un monde abandonné aux hommes, où les femmes ont toutes été victimes d’un mystérieux virus… À la fois inspiré par des films comme Les Fils de l’Homme et La Route, Light of my Life n’est pas une œuvre post-apocalyptique comme les autres. Inutile donc de s’attendre à quelque chose de violent et brutal comme Mad Max. La brutalité étant sous-jacente car inhérente au propos illustré par le réalisateur. Cela dit, Light of my Life repose également sur la relation touchante d’un père et de sa fille, isolés dans un monde devenu incontrôlable, où il semble impossible d’accorder sa confiance.

  1. La mise en image

Plongé dans une atmosphère sombre, au cœur de paysages détrempés, Light of my Life prouve que Casey Affleck, malgré son manque d’expérience derrière la caméra, est déjà un réalisateur très sûr de lui. Son film, doté d’une photographie magnifique, s’avère très immersif non seulement grâce à la qualité de son écriture, mais aussi car la mise en scène, sans trop en faire, s’avère à la fois enveloppante et maîtrisée.

  1. Les acteurs

Au centre de Light of my Life, un duo : Casey Affleck et Anna Pniowsky. Cette dernière étant à n’en pas douter la révélation du film. Une jeune fille touchante, dont le jeu, très mature, permet de remarquablement incarner les thématiques du scénario. Casey Affleck de son côté, prouve une nouvelle fois, même si on le savait déjà, qu’il est certainement l’un des plus grands acteurs de sa génération. Tout en retenue, maîtrisant toutes les inflexions de son personnage, il traverse Light of my Life avec son regard triste, et s’impose comme le survivant d’une époque pas si lointaine, où la perspective d’un futur si sombre n’était réservé qu’à la fiction… Impressionnant.