Maintes fois repoussé en raison de la pandémie, Tenet arrive dans les salles obscures cette semaine. Un film que beaucoup espèrent capable d’inciter à nouveau les spectateurs à se précipiter dans les cinémas pour relancer une industrie devenue fragile. Un blockbuster en forme de labyrinthe, dans lequel un homme, une sorte d’agent secret, doit retrouver la trace d’une redoutable arme en provenance du futur…

C’est après une introduction tonitruante, virtuose à souhait, digne des meilleurs films de Nolan, que Tenet trouve son rythme de croisière et entre dans le vif du sujet. Au centre du récit, un homme de terrain que l’on ne nomme jamais incarné par John David Washington (le fils de Denzel).

Retour vers le plus que parfait

Un héros providentiel qui va faire le tour du monde pour retrouver la trace d’un milliardaire russe en lien avec une organisation capable de voyager dans le temps. Même si Nolan nous affirme à intervalles réguliers que ce n’est vraiment de cela dont il s’agit. Mais de quoi parle-t-on alors ?

En fait, mieux vaut essayer de ne pas trop comprendre. Le metteur en scène nous le dit lui-même, par l’intermédiaire de l’un de ses personnages. Pour apprécier Tenet, il faut se laisser porter et ne pas se triturer les méninges. Malheureusement, il n’est pas évident de lâcher prise devant ce spectacle certes ambitieux mais trop prétentieux et opaque pour convaincre. Et si on y arrive, rien ne garanti que l’on appréciera quand même ce que Nolan nous livre sur un plateau d’argent.

Conjugaison à l’envers

Gigantesque démonstration de force, Tenet trouve ses limites dans son scénario inutilement alambiqué et bien moins malin qu’il ne semble le prétendre. Oui, les acteurs sont excellents, oui la mise en scène est virtuose, mais pour le reste… Trop long, trop bavard aussi parfois, Tenet marche sur les plates-bandes d’Inception mais se montre encore plus tortueux. Fatalement, au bout d’un moment, il est légitime de ne même plus chercher à comprendre. Pourquoi ? Car ce n’est pas amusant. On a juste envie que cela se termine pour passer à autre chose.

Tenet ? Vous pouvez le retourner dans tous les sens, à l’arrivée, c’est tout de même une déception. Cela dit, comme Inception en son temps, le film aura aussi ses fans, c’est certain. On est ici en face d’une œuvre clivante qui a au moins le mérite de tenter quelque chose de différent.

 

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