La Conférence des présidents d’université (CPU) a pris connaissance des annonces gouvernementales du 29 octobre et du basculement des cours en distanciel. Ainsi, à l’exception des travaux pratiques dans certaines conditions, les étudiants ne pourront plus accéder aux enseignements en présentiel.

« Cette mesure, justifiée par le contexte sanitaire, va frapper de plein fouet les étudiants de première année qui ont déjà souffert d’une année de terminale très difficile », a commenté la CPU. « Si nos étudiants les plus brillants ou mieux armés sociologiquement pourront surmonter cette nouvelle épreuve, les plus fragiles risquent de décrocher irrémédiablement. »

Jusque là, rien d’étonnant. Mais, bien qu’habituellement très réservée, la CPU a fait part « de sa stupéfaction en apprenant que, dans le même temps, les classes préparatoires aux grandes écoles, dans les lycées, pourront rester ouvertes. »

« Réflexe sociologique de reproduction »

« Chacun le sait, les classes préparatoires, souvent bondées, accueillent des élèves issus de milieux sociaux plus favorisés. Rien ne peut justifier, en dehors d’un réflexe sociologique de reproduction, une telle différence de traitement. Cette décision ôte toute crédibilité aux annonces du gouvernement en faveur de l’égalité des chances, dont il prétend faire son cheval de bataille. »

Conséquence de quoi, « les universités exigent de la part du gouvernement des gestes forts à l’attention des étudiantes et étudiants et de l’ensemble de la jeunesse : à commencer par un traitement équitable ».

A suivre…

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